En cette saison j’aime découvrir des nouveaux livres mais aussi souvent me replonger dans d’anciennes lectures, un peu comme pour les “vieux” films qu’on re-re-re-regarde encore et encore chaque année en période de fin d’année. Voici mes quelques lectures du moment.

Letters to Fanny, John Keats

John Keats est incontestablement un de mes poètes préférés, celui vers qui je me retourne toujours. Celui dont l’oeuvre me touche intensément, celui dont les vers me rassurent et me réconfortent. J’ai lu et relu maintes fois ses poèmes (dont les odes à l’Automne et au Rossignol), tant et si bien que j’en viens à les connaître par coeur. Sa courte vie a pour l’essentiel été ponctuée par la maladie et la précarité. Mais par l’amour, aussi, avec Fanny Brawne, rencontrée chez des amis communs et avec qui il a entretenu une relation amoureuse aussi sincère que brève. Dans leurs lettres, je ressens l’attachement sincère. Leurs échanges sont bienveillants, profondément humains, teintés parfois de regrets et de jalousie, mais toujours vrais. Il m’arrive parfois d’être un peu gênée, je dois bien l’avouer, à l’idée d’investir ainsi leur intimité. Mais très vite j’oublie ce sentiment et je me laisse emporter par leur amour et par leur histoire merveilleuse d’intensité.

Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig

Parmi mes relectures marquantes et toujours agréables, il y a ce court texte de Stefan Zweig. Ce livre, qui compte près d’une centaine de pages, je l’ai dévoré toute démotivée que j’étais à faire mes cartons de déménagement. Il trainait au fond d’un tiroir, et, je dois bien le dire, si je l’ai ouvert, c’était plus pour me distraire de mes tâches et obligations que par conviction pure. La surprise a pour le coup été totale. Là encore, il s’agit d’une correspondance. Je crois que j’aime vraiment ce genre. Une lettre, donc, qu’une inconnue adresse à un célèbre écrivain. Elle lui parle avec force détails de ses sentiments, de l’amour qu’elle a éprouvé pour lui, de la souffrance que ça a été de subir cette passion dévorante, et non réciproque. Et lui raconte l’absence, la douleur, le deuil. Et lui confie la souffrance, la déception, et la colère, aussi. Cette lettre n’est pas joyeuse, il n’y a pas de place pour l’espoir ou une fin heureuse. C’est une lettre brute sur la violence de la passion amoureuse. Cette lettre se lit, se relit, se dévore sans modération.

Lectures d'automne - Le calepin de Céline

Dracula, Bram Stoker

Si je ne devais choisir qu’un seul livre à emporter avec moi, je pense que Dracula serait en tête de liste. C’est, à ce jour, la seule et unique lecture avec laquelle j’ai eu peur, avec laquelle j’ai ressenti le stress et l’angoisse. Et aussi encore toute une multitude d’émotions, d’ailleurs. Mort, deuil, colère, amour, envie, peur… Autant de thématiques traitées avec brio dans ce roman qu’on ne présente plus tant il a été lu, partagé, adapté. Je prends plaisir à chaque fois que je lis Dracula, je me balade d’un bout à l’autre du monde, je frissonne, j’espère, j’attends. Je ne compte plus les fois où j’ai lu ce livre, pourtant jamais je ne me suis ennuyée. C’est un peu comme pour certaines chansons et musiques. Même si le mode repeat est enclenché, même si on se détourne un temps du morceau trop écouté, on finit toujours par y revenir.

The handmaid’s tale, Margaret Atwood

La servante écarlate est un livre que j’ai d’abord découvert grâce à un article d’Elodie sur son blog Being a spoon, et dans lequel elle présente son avis sur cette lecture. Comme elle l’explique si bien, le sujet du droit des femmes nous concerne tous (ou le devrait), et cette lecture est idéale si l’on souhaite en pousser un peu la réflexion. Je n’ai pas encore pu entamer la lecture, trop occupée que je suis à me perdre en Transylvanie. Je ne peux donc en dire plus à cet instant, sinon que j’ai hâte de me plonger dans l’univers de Margaret Atwood. Il en va de même pour la série adaptée du roman, je n’ai pas encore commencé à la regarder car j’aime bien d’abord lire l’oeuvre dont s’inspire l’adaptation TV. Je sais que je vais bien être occupée ces prochains soirs.

Unfiltered: no shame, no regrets, just me, Lily Collins

Lily Collins est une actrice et écrivain pour laquelle j’ai grande estime. Je vois en elle une femme superbe, une actrice talentueuse, une personne belle, bienveillante et sensible. Si j’aime sa carrière et ses prestations d’actrice, je dois avouer que dernièrement j’ai aussi beaucoup accroché avec ses talents d’écriture. Cette autobiographie est une plus une sorte de pensée sur le monde, de constat sur la vie d’une jeune femme qu’une autobiographie à proprement parler. C’est une conversation honnête, à coeur ouvert dirais-je, sur des sujets aussi importants que le rapport au corps, la confiance en soi ou encore la famille. J’ai tantôt rigolé tantôt éprouvé un peu de tristesse en lisant les mots et maux de Lily Collins. Je n’ai pas encore entièrement fini ce livre car j’étais bien trop impatiente de faire mes valises et de partir rejoindre Jonathan Harker au château du comte Dracula, mais je peux tout de même déjà affirmer qu’il s’agit là d’une bien jolie lecture (que je compte bien finir rapidement).

Mes lectures d’automne, vous l’aurez compris, sont très éclectiques. Je dois avouer que c’est du moi tout craché. A vous ! Quelles sont vos lectures récentes ? Dites-moi tout, je vous lirai avec plaisir !